Sur le Budget 2009 de la Région, comme budget de Crise
Voici mon intervention lors de la séance plénière du Conseil Régional des 18 et 19 décembre derniers. J’y expose pourquoi je pense que le Budget de 2009 est un budget adapté à ce temps de Crise économique.
« Merci monsieur le Président. Je voudrais vous féliciter pour ce budget qui est tout à fait adapté à la crise que nous traversons en ce moment.
Tout d’abord, quand il y a une crise telle que nous la vivons, il faut se poser la question de savoir quelles sont les priorités sur lesquelles nous devons travailler.
La politique consiste à faire des priorités. Ces priorités sont simples. Il y a un impératif économique industriel qui est évident, c’est-à-dire que des entreprises vivent une baisse de charge dans leurs activités. Nous devons les aider à traverser cette période de baisse de charge. Cela veut dire qu’il y aura du chômage technique et il faudra, pendant ces périodes de chômage technique, qu’il y ait de la formation professionnelle mise en place.
Les choses sont claires, voilà l’objectif, il faut le réaliser.
Deuxièmement, il y aura des baisses de charges dans des secteurs qui dépendent de la commande publique. Il faudra donc que l’Etat, les collectivités, tous ensemble ou séparément, si elles le veulent, mais tous ensemble au total, fassent des investissements publics de façon à accélérer les affaires dont ces entreprises dépendent.
Nous avons, face à ce problème, un plan national qui s’appelle le plan de relance et des moyens à la fois financiers, budgétaires, qui sont effectivement rapidement disponibles. Nous avons, d’un autre côté, une volonté de réformer la loi sur les marchés publics pour pouvoir, dans certains cas, aller plus vite pour générer plus vite le travail nécessaire.
Les priorités sont claires, il faut savoir aujourd’hui si elles sont exprimées dans notre budget.
Mes chers collègues, elles le sont. Non seulement elles le sont pour 2009 mais elles le sont depuis plusieurs années parce que, en réalité, si ces priorités sont claires, le Conseil Régional, les met en œuvre depuis plusieurs années.
Qu’y a-t-il de plus important dans une période où la crise nous oblige à accélérer ? Ce sont les programmes d’innovation. Avoir mis l’innovation en priorité absolue de la Région depuis plusieurs années est fondamental. Les crédits pour l’innovation en trois ans ont augmenté - je parle sous le contrôle de la Présidente - de 43 %.
Si on pense aux infrastructures, quelle est la Région de France qui a le plus dépensé pour les infrastructures, pour l’équilibre du territoire, mes chers collègues ? Regardez cela. Je vous mets au défit de trouver une autre Région qui a autant fait pour le développement des transports régionaux et cela continue cette année. Justin VOGEL nous en a donné les chiffres.
La Région qui a produit le plus d’évolutions dans le domaine du développement vert, de la croissance verte, quelle est-elle ? C’est une réalité. Nous n’avons pas attendu le Grenelle de l’environnement pour nous en rendre compte. Nous étions déjà des précurseurs, non seulement dans les idées et la communication comme croit l’avoir décelé Monsieur BIGOT qui, tout à coup, a une révélation sur ce sujet.
Nous sommes des acteurs importants dans ce domaine à travers le programme Energivie, à travers le pôle d’excellence rurale que j’ai eu le plaisir de lancer dans l’Alsace du Nord qui, depuis plusieurs années, a mis en œuvre tous les domaines de l’énergie et de la croissance verte pour qu’on puisse bénéficier des emplois et des économies d’énergie dans ce domaine.
En plus, nous avons des moyens pour mettre les entreprises en difficulté dans un certain système qui leur permet d’avoir accès à des fonds de garanties pour la reprise d’entreprises. Cela veut dire que la Région Alsace, depuis plusieurs années, mène les politiques qui sont justement celles pour lesquelles il faut aujourd’hui être particulièrement efficace et actif.
Même dans le domaine des apprentis, nous sommes depuis plusieurs années avec une croissance du nombre d’apprentis. Par conséquent, je crois que ceux qui n’ont pas vu que nous avions une politique importante dans ce domaine auraient intérêt à regarder d’un peu plus près ce qu’il se passe au Conseil Régional et d’y être un peu plus attentifs.
J’ai cru déceler, dans les paroles de Monsieur BIGOT, une certaine forme de royalisme. C’est-à-dire : « il y a un problème, faisons des schémas. Il y a un problème, affichons des choses et soyons les alchimistes de nouvelles solutions ». Nous ne sommes pas des apprentis sorciers. Nous ne sommes pas des alchimistes. Nous avons des priorités politiques. Nous les affichons et elles sont complètement à la mode et sur l’action de ce qu’il faut faire en ce moment dans la crise économique.
Mes chers collègues, je voulais dire que le budget de 2009 correspond à ces priorités. Si au cours de l’année, comme vous l’avez proposé, on peut encore l’améliorer, je crois qu’il faut le faire et il faut se garder cette possibilité pour bien montrer que nous sommes à côté de ceux qui sont dans ces difficultés et que nous sommes capables de nous adapter en toutes circonstances à ces évolutions. Merci. »
Applaudissements.
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